Asexualité

Pour vous aider à mieux comprendre l’asexualité, nous vous proposons une compilation des questions-réponses les plus fréquentes sur le sujet.

FAQ traduite et adaptée avec l’accord d’Asexual Awareness Week depuis leur page What is asexuality?


Qu’est-ce qu’une
personne asexuelle ?
Une personne asexuelle ne ressent pas d’attirance sexuelle. La plupart des gens se rendent compte qu’il y a certaines personnes qui ne les attirent pas sexuellement. C’est la même chose pour les personnes asexuelles, mais cela inclut tout le monde.
Est-ce qu’asexuel
veut dire abstinent ?
L’abstinence est un choix de vie, l’asexualité est une orientation sexuelle. L’abstinence est une décision consciente. Quand on est abstinent on s’abstient d’avoir des relations sexuelles, même si on ressent du désir sexuel. La plupart des asexuel·le·s ne se considèrent pas abstinents car ils ne « s’abstiennent » de rien.
De la même façon qu’une personne gay ou lesbienne ne « s’abstient » pas d’avoir des relations sexuelles avec des personnes du genre opposé, de la même façon qu’une personne hétéro ne « s’abstient » pas d’avoir des relations sexuelles avec des personnes de même genre, les asexuel·le·s ne s’abstiennent de rien. En plus, certain·e·s asexuel·le·s choisissent d’avoir des relations sexuelles et ne sont donc certainement pas abstinent·e·s.
Est-ce que les
personnes asexuelles
sont dégoûtées par
l’idée du sexe ?
Certaines personnes sont « repoussées » par l’idée du sexe. Cela signifie qu’elles ne peuvent pas penser à s’engager elles-mêmes dans des relations sexuelles sans être répugnées par cette idée. D’autres personnes sont indifférentes, ce qui signifie que s’engager dans une relation sexuelle ou l’idée de s’engager dans une relation sexuelle ne les dérange pas, et cela même si elles ne ressentent pas d’attirance sexuelle.
La même variation existe d’ailleurs chez les personnes non-asexuelles. Pour certaines personnes sexuelles, l’idée de faire du sexe avec quelqu’un pour qui on ne ressent pas de désir est tout à fait acceptable. Pour d’autres, c’est impensable.
Est-ce que les
personnes asexuelles
s’opposent à ce que
les autres aient des
relations sexuelles ?
L’asexualité n’est pas l’anti-sexualité ! Ne pas vouloir avoir de relations sexuelles n’est pas du tout la même chose qu’avoir une attitude négative à l’égard du sexe.
Les attitudes à l’égard du sexe diffèrent selon les personnes, mais très peu de personnes asexuelles ont une attitude négative à l’égard du sexe. Et il faut aussi se rappeler que ce type d’attitude se retrouve chez les personnes qui ne sont pas asexuelles. La plupart des asexuel·le·s ont en fait une attitude très positive à l’égard du sexe et beaucoup se déclarent même « sex-positives ».
Est-ce que les
personnes asexuelles
forment des relations
intimes ?
Exactement comme tout le monde, certaines personnes asexuelles désirent avoir des relations intimes et d’autres non. Une personne asexuelle peut découvrir qu’elle est attirée visuellement par quelqu’un (attirance esthétique), ou qu’elle a des sentiments romantiques pour quelqu’un (attirance romantique). Même si ces sentiment n’ont pas de dimension sexuelle.
Mais une relation
sans sexe, n’est-ce pas
la même chose
qu’une amitié ?
Les relations romantiques sont souvent définies par leur aspect sexuel, l’amour et le sexe étant liés étroitement. Or, dans l’ensemble, les personnes asexuelles n’associent pas l’amour et le sexe, puisqu’elles ne ressentent pas d’attirance sexuelle. Le sexe est l’une des façons d’exprimer ses sentiments amoureux. Le sexe n’est pas nécessairement ce qui sépare amour et amitié. Certaines personnes choisissent d’être abstinentes et sont pourtant amoureuses, tandis que d’autres ont des relations sexuelles sans être amoureuses. De la même façon que le sexe n’a pas besoin de l’amour, l’amour n’a pas besoin du sexe. Les sentiments amoureux sont exprimés et ressentis de différentes manières par différentes personnes. Il n’y a pas de meilleure façon.
Est-ce que les
personnes asexuelles
ont des préférences
de genre dans les
relations ?
Bien que les personnes asexuelles n’aient pas d’attirance sexuelle, bon nombre d’entre elles ressentent ce qu’on appelle de l’attirance romantique. Or, cette attirance romantique est souvent genrée. On parle alors volontiers d’orientation romantique.
Certaines personnes asexuelles se décrivent comme hétéroromantiques (ressentent des sentiments romantiques pour des personnes d’un autre genre), homoromantiques (ressentent des sentiments romantiques pour des personnes d’un même genre), biromantiques (des sentiment romantiques pour les hommes et les femmes), panromantiques (sans préférences de genre). Enfin, les asexuels aromantiques ne ressentent pas d’attirance romantique.
Pourquoi une
personne asexuelle
aurait-elle des
relations sexuelles ?
Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles une personne asexuelle peut avoir des relations sexuelles. Dans le cadre d’une relation avec une personne non-asexuelle, le sexe peut être négocié. On peut aussi apprécier le sentiment de connexion physique ou émotionnelle que le sexe procure parfois. Ou on peut tout simplement en apprécier les sensations.
L’asexualité est-elle
causée par un
traumatisme ou par
un trouble mental ?
La majorité des asexuel·le·s n’ont pas subi de traumatismes et ne souffrent pas de troubles mentaux. Il est important de rappeler que les traumatismes et les troubles mentaux ne sont le propre d’aucune sexualité et qu’il n’y a à ce jour aucune donnée établissant un lien quelconque entre la maladie mentale et l’orientation sexuelle d’une personne. Au contraire, selon un étude récente (Brotto et Al.), « le taux de psychopathologies parmi les asexuels n’est pas plus élevé » que parmi la population générale.
Comment
pouvez-vous savoir
que vous êtes
asexuel·le sans avoir
essayé avant ?
Généralement, les hétéros n’ont pas besoin d’avoir des relations sexuelles avec une personne du genre opposé pour savoir qu’elles sont hétéros. Pareil pour les personnes lesbiennes ou gays. De la même façon, la plupart des asexuel·le·s sont conscient·e·s de leur orientation sans avoir besoin d’essayer le sexe. D’autres essayent au contraire, et ne se disent asexuel·le·s qu’après. L’orientation sexuelle d’une personne est une expérience individuelle et découvrir ce que l’on est ou ce qui nous convient le mieux n’arrive pas à chacun·e de la même façon.

Pour approfondir le sujet

Pour aller plus loin, AVA vous propose de découvrir sa page Ressources
et de consulter les articles et les contenus des sites suivants :