À propos


Cortège avec une bannière où il est marqué "A comme Asexuelles Aromantiques" en écriture inclusive
Marche des Fiertés 2016, Paris

AVA est une association qui fonctionne en non-mixité, destinée aux personnes asexuelles et sur le spectre de l’asexualité. Nous n’acceptons pas les personnes zedsexuelles au sein de notre association. Des personnes-soutiens peuvent participer à nos évènements sur une base individuelle.

L’asexualité est une orientation qui redéfinit totalement notre vision des relations interpersonnelles. Elle renverse la hiérarchie amatonormative des relations, qui place en position privilégiée le couple romantique et sexuel. En cela, l’asexualité est une orientation éminemment politique et même révolutionnaire.

Accepter l’existence de l’asexualité permet de revoir le regard que l’on porte sur autrui et de se libérer de la pression à la performance sexuelle prévalente dans la société. Cette remise en question est un soulagement pour les personnes asexuelles, mais elle est également bénéfique à l’ensemble de la société.

Évènements


AVA organise des évènements en France : des événements réguliers, comme le cortège Aro/Ace à la Marche des Fiertés de Paris au mois de juin, la Semaine de Visibilité de l’Asexualité (AAW) fin octobre et la Journée Internationale de l’Asexualité (JIA) le 6 avril (qui remplace la Journée Francophone de l’Asexualité qui était le 13 mai).

AVA organise également des évènements plus ponctuels, en fonction du contexte et sur demande. Nos évènements ont généralement lieu en région parisienne, mais nous facilitons l’organisation de rencontres entre personnes asexuelles dans toute la France. Contactez-nous si vous souhaitez organiser quelque-chose dans votre région, nous vous aiderons à réaliser votre projet et le relayerons.

Nos positions politiques


Marche des Fiertés 2019, Paris

Nous considérons que les concerné‧e‧s sont les seules personnes à même d’établir des revendications et de diriger leurs luttes. C’est leur parole qui doit être écoutée et relayée, les personnes s’établissant en soutien ne peuvent pas prendre la parole à leur place. Il est inacceptable que des personnes utilisent des positions de pouvoir pour confisquer ou contrôler l’expression de personnes opprimées, notamment de personnes racisées.

En tant qu’organisation non-mixte, nous encourageons la non-mixité et soutenons les initiatives de nos membres pour créer des espaces non-mixtes au sein de la communauté asexuelle, notamment les non-mixité de personnes racisées ou les non-mixités sans hommes cis.

Nous soutenons la lutte et les revendications de nos camarades aromantiques, qui doivent avoir leurs propres espaces pour s’exprimer sur leurs conditions spécifiques, l’aromantisme n’est pas une sous-catégorie de l’asexualité.

Nous sommes contre le pinkwashing et l’homonationalisme. Les identités queers ne sont pas une création occidentale. Nous nous positionnons contre le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme, la colonisation et l’impérialisme. Nous soutenons l’indépendance du peuple palestinien et toutes les luttes anti-impérialistes.

Nous soutenons les travailleur‧ses du sexe et les revendications des organisations de TdS. Nous sommes pour la complète liberté des femmes et des minorités de genre à disposer de leur corps, que ce soit dans une dimension reproductrice (contraception, avortement, PMA, etc.) ou dans le port de vêtements, comme le voile.

Nous sommes pour l’accès au changement d’état civil sur simple demande et pour la suppression de la mention de genre à l’état civil. Nous soutenons le droit de chacun‧e à l’auto-définition de son identité et de ses orientations, et soutenons l’auto-diagnostic concernant les questions de santé mentale et physique. Nous sommes pour l’arrêt des traitements forcés, en psychiatrie comme ailleurs. Nous sommes pour l’arrêt des mutilations des enfants intersexes.

Nous sommes pour l’ostracisation des agresseur‧ses sexuel‧le‧s des espaces de sociabilité et de militantisme, pour le respect de la parole des victimes et leur autonomie pour créer des espaces de soutien et pour mettre en place des structures afin de réparer les dommages. Nous respectons le droit des victimes de faire appel à la police, car nous comprenons que cela peut être le seul recours, malgré les violences de l’État à travers la police, le système judiciaire et le système carcéral ; des violences qui doivent être exposées et combattues.

Les thérapies de conversion doivent être interdites par la loi, sous toutes leurs formes, et des moyens doivent être déployés pour appliquer cette interdiction et accompagner les victimes. L’État doit fournir de vraies ressources matérielles pour aider et répondre aux besoins spécifiques des personnes queers mineures ou jeunes. Ces structures doivent inclure l’hébergement (les jeunes queers se retrouvant trop souvent sans domicile et sans aucun recours). À chaque étape, les organisations de personnes queers concernées doivent être impliquées et rémunérées pour leur travail.